Axelle Huber : « La plupart des gens ont du mal à se reconnaître aidant »

Culture

Axelle Huber : « La plupart des gens ont du mal à se reconnaître aidant »

L'autrice de « La ligne de crête des aidants » revient sur la genèse de son ouvrage et l'importance de ne pas taire sa vulnérabilité lorsqu'on est aidant.
Christel Quaix
Publié le   à 10h04
2 min
Axelle Huber : « La plupart des gens ont du mal à se reconnaître aidant »

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Pourquoi ce nouveau livre ?

La plupart des gens ont du mal à se reconnaître aidant. Or, cette situation engendre de vrais problèmes au sein des familles et des institutions. Auprès de mon proche, j’agis par amour : du coup, je ne me considère pas comme aidant. Je suis parent, alors ce que je fais est bien normal. Moi, je me considère aidante car je suis fortement impactée par ce que je porte dans toutes les sphères de ma vie. Il y a quand même une objectivité du poids de cette charge au quotidien.

Quels sont les écueils à éviter ?

Le premier écueil serait de vouloir taire sa vulnérabilité, selon la croyance qu’être fort et courageux, c’est se montrer sans failles et ne pas avoir besoin d’aide. À quoi je dis oui, à quoi je dis non ? C’est la grande question. On se situe vraiment sur la ligne de crête entre s’oublier et se préserver. Je dis oui à assurer, assumer telle responsabilité, telle tâche pour mon aidé et de ce fait, je dis non à d’autres choses pour moi.

Comment tenir la route en tant qu’aidant ?

On a besoin de s’encorder, c’est vraiment tout le sens de mon livre. Il faut sortir du schéma selon lequel on peut s’en sortir tout seul. Le chemin est rude, mais un jour, on y arrivera, parce que l’on saura s’entourer, s’emparer des bons outils, s’accorder les pauses et les répits. Il s’agit d’un équilibre à ajuster. C’est un travail quotidien, parfois très fatigant, et pourtant il n’y a pas d’autre réponse que de réajuster en permanence. Un travail à continuer, jour après jour.

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