« Ulysse », l’odyssée d’un garçon porteur d’un syndrome génétique et d’une maman lionne

Culture

« Ulysse », l’odyssée d’un garçon porteur d’un syndrome génétique et d’une maman lionne

Christel Quaix
Publié le   à 9h05
2 min
« Ulysse », l’odyssée d’un garçon porteur d’un syndrome génétique et d’une maman lionne
©ARP 2026

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Alice, chercheuse en sociologie, et Luc, pianiste professionnel, sont heureux d’attendre leur premier enfant. C’est décidé, ils l’appelleront Ulysse. Mais à un an, Ulysse est trop petit, il mange mal, il ne marche ni à quatre pattes, ni debout. Les parents s’inquiètent, les pédiatres se questionnent et le verdict tombe, Ulysse est porteur d’un syndrome génétique qui laisse beaucoup d’interrogations sur son avenir.

Le film raconte 18 ans de la vie d’Ulysse qui est, à l’âge adolescent, interprété de façon lumineuse par Alphonse, le fils de la réalisatrice. «Le problème de la société par rapport au handicap, c’est un problème de regard. Les gens sont tellement aveuglés par ce qu’une personne n’arrive pas à faire, qu’ils n’essaient pas de voir ce qu’elle peut faire», écrit-elle. Les rendez-vous avec «les sachants», le couple mis à mal par le handicap, mais aussi les jolies rencontres qui jalonnent le parcours émaillent le long-métrage empreint de colère mais surtout d’humour et d’amour. Il montre encore une fois combien l’avenir des enfants est souvent lié à des parents qui se battent et se débattent sans relâche.

Le film est servi par une belle distribution. Élodie Bouchez interprète avec finesse cette mère qui croit contre tous en l’avenir de son fils, Stanislas Merhar est un père tout en sensibilité et Gringe apporte toute la douceur dont la mère et le fils ont besoin. La bande-son contribue largement à la réussite du film avec des interprétations au piano de Beethoven, Chopin ou encore Schubert. Un film véritablement délicat et empli d’espoir.

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