Liz Carr est une actrice britannique. Atteinte d’une maladie neurodégénérative depuis l’âge de 7 ans, elle a dû apprendre à vivre avec son handicap et à affronter le regard des autres. Elle en témoigne sur le site d’Ombres & Lumière !
C’est aussi une militante contre la loi sur le suicide assisté et l’euthanasie au Royaume-Uni. Son engagement et ses interpellations ont pesé dans son pays – une invitation à ne pas se résoudre au projet de loi français sur l’aide à mourir.
Son documentaire « Better Off Dead »(« Mieux vaut être mort ») illustre de manière poignante les dérives des protocoles d’aide à mourir dans les pays qui ont adopté la loi, et met en lumière le point de vue des personnes avec un handicap.
« C’est l’aide à la vie qui doit toujours être première. »
Cette loi initialement pensée comme une loi d’exception, pour des malades en fin de vie, cible les personnes handicapées qui auraient, comme Liz Carr le dénonce, une «vie de moindre valeur». Quelle dérive validiste! Son film met aussi en garde contre une pression insidieuse.
Dans un système où l’accès aux soins et aux aides humaines reste précaire, le «droit à mourir» peut rapidement se transformer en un devoir moral ou une solution par défaut. Or, c’est l’aide à la vie qui doit toujours être première.
Récemment, avec un collectif d’associations, j’ai pris la parole au nom de la Fondation OCH, pour dénoncer ce risque d’une discrimination face au suicide : nous ne pouvons pas nous résoudre face à ce projet qui nie les principes d’une société fraternelle où chacun, malgré ses fragilités, a la place qu’il mérite.
Liz Carr, comme de nombreuses personnes handicapées proches de l’OCH, montrent que la véritable dignité réside dans les conditions offertes pour vivre, et non dans une offre facilitée de fin de vie. Continuons à le dire!
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