Culture

« L’ordre des choses », de Marion Muller-Colard : le récit intime d’une vie en chute libre

Le livre de Marion Muller-Colard raconte la possibilité de la perte de son père, victime d'un AVC massif. Un récit intense qui évoque un sujet d'actualité brûlant : la fin de vie.
Christel Quaix
Publié le   à 9h37
2 min
« L’ordre des choses », de Marion Muller-Colard : le récit intime d’une vie en chute libre

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Le père de Marion Muller-Colard est victime d’un AVC massif. Angoissée, l’auteur roule toute une nuit pour le rejoindre. Il est vivant, mais terriblement diminué. S’ensuit un récit profond où «la petite fille de cinq ans» oscille entre l’envie que tout finisse ou que ça ne finisse jamais. Avec pudeur, tendresse et humour, elle s’adresse à tous ses «frères et sœurs insoupçonnés» confrontés à cette étape. Théologienne protestante, elle qui fut membre du Comité consultatif d’éthique écrit «qu’elle n’aime pas l’idée qu’on aide à mourir quand on n’est pas foutu d’aider à vivre». Un livre percutant, où l’intime rejoint l’universel et où encore une fois, les mots si justes de Marion Muller-Colard touchent en plein cœur.

« Tu les regardes, sidérée, relancer la machine, recoller les morceaux, sans comprendre tout de suite que c’est vouer les vivantes à l’attente du prochain coup de fil. Dès lors, lorsque ton téléphone sonne, ton cœur cogne de toutes ses forces contre sa cage et tu ne sais pas ce qu’il manifeste : l’angoisse ou l’espoir d’en finir. »

À lire aussi, l’interview de Marion Muller-Colard : « On est programmé pour vivre« 

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