Témoins

« L’espérance est difficile à vivre, mais se diffuse dans les petites choses »

L’année 2025 a été consacrée comme jubilé de l’espérance par le pape François, invitant les catholiques du monde entier à se rendre en pèlerinage à Rome. Malgré sa mort récente, le 21 avril, le jubilé des personnes handicapées se déroule les 28 et 29 avril. Ombres & Lumière met en avant les témoignages de pèlerins. Voici celui de Juliette et Olivier, parents de Luc, atteint d’un handicap de développement et de troubles psychiques.
Marilyne Chaumont
Publié le   à 10h20
2 min
« L’espérance est difficile à vivre, mais se diffuse dans les petites choses »

Générez un lien unique pour permettre à quelqu'un de lire cet article gratuitement.

Laissez vide pour générer un lien partageable
Lien généré avec succès !
Ce lien permet d'accéder à l'article sans restriction pendant 30 jours.

Juliette et Olivier: Nous ne sortons jamais de France, car Luc ne prend pas l’avion. Nous sommes donc venus en train, mais c’était un pari, car nous aurions pu être amenés à repartir si ça ne se passait pas bien. Le pari a été gagnant. Tout a été, et nous avons vu des choses merveilleuses.

Luc: Moi, je viens au jubilé parce que je suis handicapé -et comme je ne peux pas y aller tout seul, mes parents sont avec moi. C’est une grande premièrepour moi de découvrir Rome ! Il y a de belles basiliques et j’ai plaisir à être là. Il y a même des gens qui viennent du Honduras ou d’Indonésie!

Juliette: À la messe de Saint-Paul-hors-les murs lundi, un diacre aveugle devait distribuer la communion. Luc, en le voyant, m’a demandé: « Comment il va faire?» Et puis, on l’a vu revenir, et Luc a dit: «Il s’en est bien sorti!». Je me suis fait cette réflexion: toutes ces personnes avec un handicap s’en sortent bien ; ce n’est pas facile, mais elles prennent sur elles. Voir tant de personnes qui se battent au quotidien, cela me porte.

Olivier: On ressent le besoin de passer un temps dédié pour Luc, sans la fratrie, et ce jubilé était une vraie occasion d’y répondre.

Juliette: Pour moi, l’espérance reste difficile à vivre, mais hier, la parole de mon fils Luc sur ce diacre aveugle m’a aidé à comprendre ceci : l’espérance se diffuse dans les petites choses qu’on arrive à accomplir. Parfois, l’Église parle de l’espérance après la mort, mais ça ne m’aide pas de penser à la suite. Ce n’est pas qu’on n’attend rien, mais on est heureux quand on vit l’espérance au présent. L’espérance pour nous, c’est déjà d’avoir réussi à réaliser ce pèlerinage jusqu’au bout.

À ne pas manquer