« La vie brute », un récit poétique sur la peintre déficiente mentale Irène Gérard

Culture

« La vie brute », un récit poétique sur la peintre déficiente mentale Irène Gérard

Guillemette de Préval
Publié le   à 10h51
1 min
« La vie brute », un récit poétique sur la peintre déficiente mentale Irène Gérard

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« Mon existence bavarde est venue s’asseoir à côté de celle si discrète d’Irène ».

Les mots de Joy Sorman condensent sa rencontre atypique avec Irène Gérard, peintre déficiente mentale belge. Irène a eu une vie dure entre une mère fragile et maltraitante, une sœur instable…

Tout change lorsqu’elle rejoint l’atelier artistique « la S », trésor enfoui de la région wallonne. L’autrice s’y adonne à « l’art brut » – qui désigne les œuvres de personnes sans culture artistique. Irène peint sans interpréter ; expose au Grand Palais mais ne le différencie pas d’une salle des fêtes…

Ce livre détonne, comme Irène. Certains passages n’auraient pas souffert de quelques ellipses mais, grâce à la plume minutieuse et poétique de Joy Sorman, le lecteur se prend d’affection pour cet oiseau rare.

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