« J’ai vraiment connu le Christ avec les sourds-muets »
Ce jubilé est une occasion de rencontrer toutes les personnes handicapées, en particulier les personnes sourdes. Je suis venu depuis mon diocèse d’Ascoli pour les accueillir et les confesser. Je suis un des traducteurs en langue des signes pour les messes du jubilé, et de la catéchèse sur la place Saint-Pierre.
Ma vocation de prêtre est née de leur rencontre. J’étais chrétien mais j’ai vraiment connu Jésus-Christ avec les sourds-muets. Quand j’étais étudiant, dans une école au Sud de l’Italie, je prenais le train et j’ai vu un groupe qui parlait en langue des signes. Quand j’ai vu ça, j’ai voulu me renseigner sur la communauté sourde et j’ai appris leur langage. J’ai découvert que peu d’entre eux pouvaient bénéficier des sacrements. J’ai voulu devenir prêtre pour eux.
J’aimerais avoir ce même regard que le pape François posait sur chaque personne, son sens de l’écoute et de la miséricorde.
Nous sommes comme orphelins du pape François, mais il continue à nous donner de la force, et à nous provoquer pour que nous restions humbles. J’aimerais avoir ce même regard qu’il posait sur chaque personne, son sens de l’écoute et de la miséricorde. Il a mis de côté le protocole, les règles, le devoir. Je me souviens de la manière dont il avait accueilli une petite fille autiste pendant une audience générale à la salle Saint-Paul. Ce geste envers elle reste une icône dans ma mémoire.
