Nuit du Handicap : « L’objectif de cette fête est de briser les clichés »

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Nuit du Handicap : « L’objectif de cette fête est de briser les clichés »

Eve Rudolph, coordinatrice nationale de La Nuit du Handicap, témoigne de la force de ce rendez-vous festif du mois de juin. L’événement, qui touche de plus en plus de villes en France, facilite la rencontre, au cœur des places publiques, entre les personnes touchées par tous types de handicap, et celles qui ne les côtoient jamais.
Marilyne Chaumont
Publié le   à 10h24
3 min
Nuit du Handicap : « L’objectif de cette fête est de briser les clichés »

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Dans quel état d’esprit La Nuit du Handicap, initiée par Ombres & Lumière en 2018, prépare-t-elle sa 9e édition ?

La rencontre est une fête ! Cela reste le slogan, mais aussi l’état d’esprit de la Nuit du Handicap… même après 9 ans d’existence ! Cette année, quarante équipes ont préparé une Nuit du Handicap. En tant qu’association, lorsqu’on nous sollicite pour démarrer une nouvelle Nuit du handicap quelque part en France, nous cherchons à être garants de l’esprit de La Nuit du Handicap : cet événement doit avoir lieu sur la place publique, à la même date que les autres villes, il se veut festif et gratuit, accessible à tous, – et nous insistons sur le côté festif.

On ne voudrait pas que La Nuit du Handicap se transforme en salon des associations ou en conférences. La rencontre est vraiment au centre, et quoi de mieux que la fête pour rencontrer l’autre ? L’objectif de l’association est de briser les clichés, de révéler les talents des personnes en situation de handicap, qu’ils soient sportifs, artistiques ou culturels. Cette mise en lumière des talents est un support pour la rencontre, qui est vraiment le fondement.

Quel est le fil rouge qui réunit toutes ces villes ?

En réalité, il n’y a pas d’autre fil rouge entre les villes que… la valorisation des talents des personnes en situation de handicap et la fête !Mais concrètement, chaque lieu est un espace scénique, autour duquel ont lieu des spectacles, concerts, démonstrations.

Au fil des stands, des ateliers, on peut «faire avec» les personnes handicapées: découvrir un parcours fauteuil, du sport adapté comme le cécitennis, réaliser un bricolage, bénéficier d’une initiation au braille, etc.

Vous avez expérimenté la première Nuit du Handicap dans votre commune de Buhl en Alsace, la plus petite ville à participer. Qu’est-ce que l’événement a produit depuis qu’il est régulier ?

La Nuit du Handicap est devenue un temps fort d’animation de la commune. Dès le lancement en 2018, de nombreux partenaires du département s’étaient mobilisés. On avait respecté les consignes d’horaires – très alsaciennes! – de 19 h à minuit. Nous avions mesuré le succès de la fête à la présence des établissements de personnes en situation de handicap, restés jusqu’au bout alors que cet horaire est souvent compliqué pour ce type de public.

Quelle ambition portez-vous pour les années à venir ?

L’an dernier, une personne en situation de handicap, qui préparait l’événement avec nous, nous a confiés : « Ce que j’aime bien lors de La Nuit du Handicap, c’est que je me sens comme les autres, et pas vue bizarrement ». Au cœur de la fête, elle s’était débarrassée de ce regard qu’elle pouvait ressentir par ailleurs sur elle.

Chaque année, il se produit quelque chose d’extraordinaire autour de la rencontre. Nous rêvons que de plus en plus de villes nous rejoignent, et pourquoi pas un jour rallier toutes les communes de France, comme pour la Fête de la Musique!

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