Culture

Camille Claudel, sculpter pour exister

Artiste rebelle qui sculptait pour donner vie à la matière et exprimer ses émotions, Camille Claudel finira sa vie internée. Arte dépeint l’histoire de cette femme flamboyante au destin brisé.
Marilyne Chaumont
Publié le   à 16h04
2 min
Camille Claudel, sculpter pour exister

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Issue d’une famille loin du milieu artistique, Camille Claudel commence à sculpter à l’âge de douze ans, dénotant ainsi une véritable passion. Elle a dix-sept ans quand elle monte à Paris. Elle s’entoure de jeunes artistes européennes, et avec elles, impose son style dans l’univers très masculin de la sculpture. Elle intègre l’atelier d’Auguste Rodin, le grand sculpteur de cette fin du XIXème siècle, qui est ébloui par son talent. Elle l’inspire, devient sa collaboratrice, puis sa maîtresse. Unis par une sensibilité commune, ces deux artistes à l’estime réciproque vivent une relation passionnelle et tumultueuse, mais jamais il n’abandonnera pour elle Rose Beuret, sa compagne de trente ans. Camille finit alors par le quitter et enchaîne les ennuis de santé, d’argent… Rodin, officiellement ou dans l’ombre, la soutiendra toujours. Camille Claudel connaîtra le succès, mais trop tard. Ravagée par la paranoïa, elle s’isole de plus en plus. En 1913, c’est sur décision familiale qu’elle est internée à l’asile psychiatrique. Elle a alors 49 ans. Elle y finira sa vie.

C’est la destinée hors du commun de cette femme au tempérament fougueux qu’Arte retrace à travers une série de photos de l’artiste et de ses œuvres. Ce documentaire apporte des nuances au portrait de celle qui a vite été cataloguée de «folle». On y découvre notamment les liens tissés avec ses consœurs, rarement évoqués par ailleurs. Ce portrait tout en sensibilité et délicatesse permet de découvrir ou redécouvrir une artiste ardente.

Documentaire de Sandra Paugam visible sur arte.tv.

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