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Grand Corps Malade réalise son premier film dans un centre de rééducation pour personnes handicapées. © Gaumont Distribution.

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Patients

Adaptant son propre témoignage de vie, Grand Corps Malade livre un film drôle et attachant sur le quotidien d’un centre de rééducation.

« C’est à qui le tétra ? » Alors qu’à l’écran l’image floutée et mouvante suggère le lent réveil d’une anesthésie générale, les premiers mots entendus en fond sonore plantent le décor. « Patients », adaptation du témoignage éponyme par son auteur, le slameur Grand Corps Malade, attaque fort sur le mode humour cash - jamais trash. A la suite d'un plongeon dans une piscine pas assez remplie, le jeune Julien, étudiant en sport en Seine-Saint-Denis, se retrouve du jour au lendemain tétraplégique, privé de quasiment tous ses muscles. Le voici transféré dans un centre de rééducation, où il va très lentement retrouver l’usage de ses membres. Mais surtout, il entre peu à peu en relation avec ses congénères de galère, avec qui va se créer une franche camaraderie, qui fait le cœur du film. De Farid, l’handicapé de naissance roublard, à Salim, le trauma crânien fan de Bob Marley, la galerie de personnages secondaires est époustouflante, remarquablement interprétée. Imprégnés de la culture des banlieues, mais sans hermétisme, les dialogues, percutants et ciselés, font mouche. On rit souvent, et jamais jaune – ah ces dramatiques soirées karaoké proposées par le centre… Le héros, quant à lui, se révèle plein d’empathie pour cet univers de la vulnérabilité qu’il découvre. Plein d’humanité aussi lorsqu’il doit accepter que sa vie ne sera plus jamais comme avant, et qu’il voit partir ses « poteaux » du centre avec émotion. L’amitié et la fraternité pour tromper le malheur et regagner de la vie : tel est le message universel de ce film épatant, rythmé, à l’énergie contagieuse.

Cyril Douillet, ombresetlumiere.fr - 27 février 2017

Un film de Grand Corps Malade. Sortie le 6 mars.

 

 

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