Sur le même sujet

  • Quand Enthoven rencontre Hibon

    Raphael Enthoven est un philosophe médiatique (Europe 1, Arte), auteur de Morales provisoires (L’iconoclaste).

  • Une amitié salvatrice

    Véritable remède contre la morosité, le film "Intouchables" est aussi une histoire d’amitié qui triomphe du malheur.

  • Les Français prêts pour la rencontre !

    A l’occasion de la Nuit du handicap, Ombres et Lumière a commandé un sondage à l’institut Opinion Way sur la perception du handicap et

Frédéric Micheau, directeur du département Opinion et Politique de l'institut de sondage Opinion Way, lors de la conférence de presse de la Nuit du Handicap qui s'est tenue au Café Joyeux. © Ombres et Lumière

Frédéric Micheau, directeur du département Opinion et Politique de l'institut de sondage Opinion Way, lors de la conférence de presse de la Nuit du Handicap qui s'est tenue au Café Joyeux. © Ombres et Lumière

Les Français prêts pour la rencontre !

A l’occasion de la Nuit du handicap, Ombres et Lumière a commandé un sondage à l’institut Opinion Way sur la perception du handicap et des personnes handicapées par les Français. Analyse des chiffres-clé.

-Face à une personne handicapée, 28 % des Français ressentent plutôt de l’empathie.

Les autres éprouvent plutôt de l’admiration (32%) pour le courage de ces personnes ; 26 % de la gêne ; 8 % de l’indifférence, et 6 % de la peur. A noter que l’empathie est la plus massivement exprimée chez les 18-24 ans (35%) tandis que le sentiment d’admiration est particulièrement fort chez les femmes (37%) et chez les plus de 50 ans (idem). A noter aussi que l’indifférence est plus forte chez les hommes (12%) que chez les femmes (5%).

Notre commentaire : si admiration et empathie peuvent apparaître comme des sentiments positifs, le premier semble un peu ambigu, car il peut signifier aussi une certaine distance avec la personne admirée. L’empathie, à ce titre, est plus égalitaire, plus proche. Le fait qu’elle soit majoritaire chez les jeunes générations est un signe encourageant pour notre société, ce qui témoigne sans doute de l’évolution des mentalités vis-à-vis du handicap, et d’une plus grande inclusion.

- 86 % des français jugent que les personnes handicapées n’ont pas assez l’occasion d’exprimer leurs talents.

A une majorité écrasante, ils pensent également que le handicap est un obstacle pour la carrière professionnelle (83%), et pour les relations amoureuses (75%). 40 % considèrent que les personnes handicapées sont moins heureuses que les valides.

Notre commentaire : sans surprise, le handicap est encore perçu par beaucoup de nos concitoyens comme…un handicap, un frein à l’épanouissement de la personne. Ce qui peut résulter de l’observation ou de connaissances objectives (chiffres du chômage…), mais aussi émaner de préjugés bien ancrés, sur la capacité au bonheur notamment. Qui connaît de près le monde du handicap peut constater que la joie des personnes est loin d’être inversement proportionnelle à leur handicap. Encore une fois les 18-24 se démarquent en étant seulement 33 % à considérer que les personnes handicapées sont moins heureuses que les valides.

-57 % des Français seraient prêts à passer plus de temps avec des personnes handicapées si l’occasion leur était donnée.

A ceux-là s’ajoutent les 17% qui passent déjà du temps avec des personnes handicapées. Une nouvelle fois, les 18-24 ans se distinguent : ce souhait s’élève dans cette catégorie à 63%. Les femmes également sont nettement plus intéressées que les hommes : ces messieurs sont à 28 % à n’avoir aucune appétence pour la rencontre, contre seulement 18% des dames.

Notre commentaire : L’appétence pour la rencontre est forte et partagée dans tous les milieux, tous les âges. Les Français ont l’intuition que ces rencontres peuvent être riches et que les personnes en situation de handicap sont des personnes intéressantes. Des événements comme la Nuit du handicap sont donc tout à fait en résonnance avec ce désir. Rendez-vous le 9 juin !

Cyril Douillet, ombresetlumiere.fr – 28 mai 2018

Sondage Opinion Way pour la Nuit du handicap, réalisé en avril 2018 auprès d’un échantillon représentatif de 1063 personnes.

Pour aller plus loin